16/01/2018


11/01/2018


01/01/2018

VŒUX D'EMMANUEL MACRON : UN "GRAND PROJET" ANTISOCIAL


Rien moins qu’évasif sur son bilan depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a annoncé, dans ses vœux, qu’il poursuivrait “avec la même force” sa politique. Le reste n’est que poudre aux yeux. 

Tradition gaullienne, les vœux présidentiels sont désormais soupesés à l’audience. Macron a fait tout juste mieux que Hollande en 2016 et nettement moins bien que Sarko entre 2008 et 2010. Un signe, ont pronostiqué les commentateurs qui lisent dans le marc d’audimat. Laissons les amuseurs à leurs marottes. Sur le fond, Emmanuel Macron a rechanté la comptine du “ça ira mieux demain”. François Hollande l’avait adaptée à la baisse du chômage. En vain. Peu disert sur 2017, «je ne veux pas passer trop de temps à revenir sur celle-ci», il a brossé la France selon Macron. Une France des financiers et modelée par le «colloque intime avec l’Allemagne [...] par quoi tout commence». Et principalement les mauvais coups qu’il a portés pendant son premier semestre de mandat ! Les ordonnances qui dissolvent les droits des travailleurs, les mesures liberticides prises au prétexte de lutte contre le terrorisme, la baisse des APL ou les cadeaux en trompe-l’œil, comme la diminution des cotisations salariales ou la suppression de la taxe d’habitation.

Car bâton ou carottes, à un moment ou un autre, ce sont bel et bien les français qui font - et feront - les frais de sa politique. Et pas les Arnault, Bettencourt-Meyers, Pinault et les dix autres français qui figurent dans le dernier classement des plus grosses fortunes mondiales. Pour eux, le gouvernement a supprimé l’impôt sur la fortune (ISF), et détourne son regard des paradis fiscaux, dans le même temps où il sort de ses cartons un flicage inédit des chômeurs et la mise à une cadence supérieure en termes de «résultats» des personnels de Pôle Emploi. Deux poids, deux mesures.

Un bilan dramatique
Le bilan de la nouvelle majorité est dramatique. C’est une politique ostensiblement et cyniquement des plus libérales, au détriment des intérêts de l’écrasante majorité des citoyens. Santé, culture, services publics, enseignement, recherche, logement... l’arrivée au pouvoir de Macron, après un quinquennat de reniements et de trahisons et une campagne électorale rocambolesque, sera une catastrophe pour des millions de français, dont une partie n’en mesure sans doute pas encore l’étendue des dégâts sociaux et sociétaux. Derrière la pompe de la rhétorique et le “pompier” des grandes envolées, les vœux d’Emmanuel Macron n’ont pas été autre chose que des vœux “en creux”. Les belles paroles et bons sentiments n’étant étayés par aucune mesure nouvelle et surtout progressiste, sinon la réaffirmation qu’il va poursuivre sa politique «avec la même force, le même rythme, et la même intensité pour l’année 2018.» Quant au «grand projet social» qu’il dit vouloir repenser pour notre pays et à son éloge du travail - dans la continuité de précédentes du même tonneau de la part de Sarkozy -, les actes d’une demi-année de pouvoir contredisent les mots. En se gardant du procès d’intention, espérons qu’Emmanuel Macron saura faire sienne cette pensée d’André Malraux : «Un homme est la somme de ses actes, de ce qu’il fait, de ce qu’il peut faire. Rien d’autre». Mais une chose est sûre, un grand projet social, d’autres forces en sont porteuses, dont les communistes. Et en 2018, Macron devra aussi compter avec elles. L’avenir n’est pas écrit.

12/12/2017

CANTINE SCOLAIRE : LE DROIT S'IMPOSE !


Lors d'un précédent conseil municipal, les élus communistes ont voté contre certains dispositifs concernant le service de restauration scolaire à Romilly-sur-Seine qu'ils jugeaient non conforme à la loi.

Par courrier en date du 11 novembre, Dany Bouteiller au nom des élus communistes, demandait au maire, notamment, de retirer l’article restreignant et conditionnant l’accès au service public de notre restauration scolaire. Dans sa réponse, ce dernier indiquait "qu’il est de jurisprudence constante que le règlement intérieur peut énoncer des critères pour accorder un droit d’accès au service (Conseil d’Etat, 13 mai 1994, Commune de Dreux)".

Les élus communistes persistent dans leur désaccord total sur cette interprétation, confortés dans leur position par le récent jugement (7 décembre 2017) du Tribunal administratif de Besançon, qui a été saisi sur ce point précis. Sa conclusion est que la cantine scolaire est « un droit » et il impose au maire de la ville d’accepter à la cantine un enfant qui n’y était pas admis, faute de place.

Dans son jugement, le tribunal a estimé "que les collectivités publiques qui choisissent de créer un service de restauration scolaire pour les écoles primaires dont elles ont la charge sont tenues de garantir à chaque élève le droit d’y être inscrit". "En conséquence, elles doivent adapter et proportionner le service à cette fin et ne peuvent opposer un refus d’inscription au motif de l’absence de places disponibles", précise le tribunal qui s’appuie sur l’article L. 131-13 du code de l’Education, modifié par la loi Égalité et citoyenneté du 27 janvier 2017.

C'est pourquoi, au cours du dernier Conseil municipal, Pierre Mathieu a réitéré la demande d’une modification dans les meilleurs délais du règlement de la restauration scolaire pour en permettre réellement l’accès à tous. Il va de soi que toutes dispositions non réglementaires n'ont plus lieu d’être dans le nouveau règlement à élaborer. Pierre Mathieu a demandé d’inscrire ce point à l’ordre du jour du prochain conseil municipal afin que de pouvoir en délibérer.

Si le maire persiste dans son refus de prendre en compte cette demande, les élus communistes engagerons alors toutes les démarches qui s’imposent pour faire cesser les pratiques actuelles. Ils ne souhaitent pas en arriver là et voir notre commune une nouvelle fois condamnée par le Tribunal administratif. Le plus sage est d’élaborer un nouveau règlement conforme à la loi et de faciliter l’accès de tous ceux qui le souhaitent à notre service de restauration.

11/12/2017

ENCORE 50 000 EUROS PRIS AUX ASSOCIATIONS ROMILLONNES

Avec les voix du Front National, Eric Vuillemin et sa majorité ont entériné, au conseil municipal du 9 décembre, une nouvelle diminution globale de plus de 50 000 euros des subventions au mouvement associatif. Seuls les élus de gauche ont été contre cette disposition.

Nous constatons que l'acharnement du maire est tel qu'il scrute la moindre baisse des effectifs d'une structure pour la ponctionner, omettant qu'il n'avait rien donné de plus l'année précédente lorsque le même club avait vu ses effectifs augmenter de manière significative. Cette situation engendre de graves conséquences néfastes sur le plan financier à un certain nombre d'associations qui ont de plus en plus de difficultés pour faire face aux dépenses liées à leurs activités.

D'autant plus qu'au cours des trois dernières années, les subventions ont déjà été réduites honteusement de 33,3%. Nous ne pouvons que regretter le caractère inadmissible de ces attaques, alors que les associations travaillent le plus souvent gratuitement pour faire vivre la ville et qu'elles servent l'intérêt général. La majorité de droite au conseil municipal redouble d'efforts pour piétiner l'engagement des bénévoles et la capacité des associations à mobiliser un groupe de personnes enthousiastes. Les bénévoles ne sont plus soutenus par notre ville, alors qu'ils épaulent de manière importante le travail de la commune, de l'Education Nationale, les parents entre autres.

23/11/2017

ROMILLY, TROYES... : PAUVRETÉ
LA DROITE AUBOISE COUPABLE ET MULTIRÉCIDIVISTE


Résultat sans surprise des politiques appliquées depuis des dizaines d’années par une droite hégémonique, l’Aube, ses communes et ses territoires, s’enfoncent inexorablement dans la pauvreté. 

Cela fait des années, depuis les délocations massives de productions qui ont suprimé des milliers d’emplois - une saignée - et cassé l’outil industriel, que le département de l’Aube s’enlise dans le marasme. En 2014, par exemple, à Troyes, le fief de François Baroin, on relevait déjà qu’un quart de la population vivait sous le seuil de pauvreté. Une situation qui perdure, voire s’aggrave, puisque Troyes est en queue de peloton des sept grandes villes de la région Grand-Est, avec le plus faible niveau de vie médian.

Quant à Romilly-sur-Seine, le fléau est pire encore. La ville figure en 31 702ème position sur les 32 974 communes françaises du point de vue du niveau de vie médian. En août dernier, et alors que le maire, Éric Vuillemin, s’égosille à tout propos sur l’air de « Tout va très bien, madame la marquise », les Restos du Cœur locaux annonçaient accueillir cette année 30% de personnes en plus. Leur campagne d’été (de mars à novembre) a enregistré, au niveau départemental, une hausse de 57%, avec, précisent les Restos, l’ouverture de droits à plus de personnes. Partagé par toutes les associations, le constat accablant du développement de la pauvreté et de la précarité dans l’Aube n’est plus à faire. Et pourtant, elles aussi victimes des politiques locales, dites de rigueur ou d’austérité, les associations voient leurs subventions fortement rognées (-30% à Romilly-sur-Seine entre 2014 et 2017). Romilly toujours, où la droite a supprimé 164 000 euros au Centre communal d’action sociale. On se souviendra aussi de Philippe Adnot, chouinant sur la “charge” du RSA pour le Conseil général, mais statufié face aux licenciements.

16/11/2017

BUDGET 2018 DE LA SÉCURITÉ SOCIALE : REMBOURSER LES SOINS A 100% PAR LA SÉCURITÉ SOCIALE


Au XXIème siècle, dans un pays riche comme la France, il est possible de rembourser les soins à 100% par la Sécurité Sociale, y compris les soins optiques, dentaires et les prothèses auditives. 

Il est possible de mener une politique ambitieuse de prévention qui passe notamment par l’arrêt du démantèlement de la médecine scolaire et de la médecine du travail. Il est possible de développer la recherche par la création d’un pôle public du médicament et de la recherche.

Nous sommes des progressistes modernes et pragmatiques puisque nous proposons des mesures de financement crédibles en mettant à contribution les revenus financiers, en tenant compte de la politique salariale, environnementale des entreprises mais également en supprimant les exonérations de cotisations patronales en tout genre. Les difficultés de la sécurité Sociale sont organisées volontairement sous la pression de ceux qui possèdent les richesses et qui se font sans cesse exonérer de leurs contributions au bien commun.

Les élus communistes ne peuvent entériner un projet de démantèlement de notre système de protection sociale comme contenu dans le budget de la sécurité sociale 2018, contraire à l’intérêt du plus grand nombre.

10/11/2017

"PARADISE PAPERS" : LES DÉPUTÉS COMMUNISTES DEMANDENT A NOUVEAU UNE "COP DE LA FINANCE"


Le 6 novembre dernier, les députés communistes ont demandé de nouveau la tenue d’une "COP de la finance" après les dernières révélations des "Paradise Papers" sur les pratiques d’optimisation fiscale de la part de multinationales ou de gens fortunés.

Panama Papers, Luxleaks, Swissleaks, Paradise Papers… Les révélations sur l’ampleur de l’évasion fiscale s’enchaînent désormais à un rythme soutenu.

Depuis de nombreuses années, les députés communistes font des propositions pour lutter contre l’évasion fiscale qui n’ont jamais été retenues par les Gouvernements en place. Ainsi, dans le cadre du budget pour 2018, ont-ils porté et défendu des amendements visant à récupérer 30 à 40 milliards d’euros sur 5 ans . Ces propositions ont tous été rejetées par la majorité, et pour cause, il ne s’agit pas d’une priorité pour l’exécutif.

Sous la majorité précédente, les députés ont voté, à une très large majorité, une résolution de notre groupe appelant le Gouvernement français à initier une « COP de la finance mondiale », sur le modèle de la conférence sur le climat. Depuis, malgré ce vote de la représentation nationale, l’exécutif n’a toujours pas pris d’initiatives auprès des Nations-Unies pour combattre les dérives de la finance mondiale, de la fraude et de l’évasion fiscale.

Nous attendons désormais, comme la majorité de nos concitoyens, que le gouvernement prenne ses responsabilités pour agir enfin en faveur du plus grand nombre et non une poignée de privilégiés.

09/11/2017

LES CONSÉQUENCES DE LA BAISSE DES APL SUR LES HLM


Une réforme en trompe l’œil : 

L’article 52 du projet de loi de finances (PLF) pour 2018 prévoit une baisse de l’APL des locataires Hlm de plus de 60 euros en moyenne par mois et exige que les organismes Hlm diminuent d’autant leurs loyers pour ne pas impacter les ménages. Mais, en entraînant une perte brutale de ressources pour les organismes Hlm, cette mesure les contraint à suspendre la plupart de leurs projets de construction et de réhabilitation, ainsi qu’à diminuer l’entretien des immeubles et l’accompagnement des personnes les plus fragiles. La réforme prévoit aussi de supprimer l’APL « accession », empêchant ainsi les familles modestes d’accéder à la propriété. Au final, ce sont donc bien les locataires et les demandeurs de logements sociaux qui sont pénalisés par la réforme des APL.

08/11/2017

EAU POTABLE - VEOLIA : UN ARRIÈRE-GOÛT DE PLOMB DANS LA BOUCHE


“Disons-le franchement”, comme l’écrivait le 25 octobre la presse locale, mais différemment. Le remplacement des branchements en plomb vaut de l’or pour Véolia... mais les contribuables romillons auront un arrière-goût de plomb dans la bouche...
... Car ils auront payé deux fois ces travaux !

Rappel des faits. Lorsque Véolia absorbe la SA Michel Ruas, attributaire de la délégation de service public (DSP) de l’eau et de l’assainissement à Romilly, les contrats initiaux prévoyaient le remplacement des branchements en plomb ; clause que ne pouvait ignorer Véolia, qui n’a pourtant pas effectué les travaux nécessaires, bien qu'ayant largement eu le temps de les réaliser. 

Ces contrats prévoyaient, en outre, des clauses coercitives permettant à la Ville de l’obliger à remplir toutes ses obligations, y compris de faire exécuter les travaux par un autre prestataire aux frais de Véolia. Des dispositions qu’Eric Vuillemin n’a pas activées au moment de la renégociation avec Véolia, sortant de son chapeau en 2013 deux avenants très avantageux pour la multinationale de l’eau, par lesquels, entre autre, la Ville prenait à sa charge - c’est-à-dire aux frais des contribuables ! - le remplacement des branchements non effectué. Mieux, ces avenants prévoyaient qu’aucun recours en justice ne pourrait être intenté contre Véolia pour manquement à ses obligations contractuelles. Il fallait oser le faire ! Suite à un recours des conseillers municipaux communistes romillons, ces deux avenants ont été annulés par le tribunal administratif au mois de mars dernier.

Bien évidemment, depuis le début, Ruas-Véolia a compté les travaux de remplacement des branchements dans les factures payées par les usagers romillons de l’eau. A l’arrivée donc, ce qui est présenté par le journal local comme la manifestation d’une préoccupation du maire pour l’intérêt des romillons, n’est, une fois de plus, qu’une opération de propagande tissée de demi-vérités et ourlée de silences sur les complaisances d'Eric Vuillemin et de sa majorité à l'égard de Véolia.

26/10/2017

TAXE D'HABITATION : "VOUS N'ALLEZ PAS AU BOUT DE LA DÉMARCHE"


La suppression sur trois ans de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages a été adoptée, le 21 octobre, par les députés lors de l’examen, en première lecture, du projet de loi de finances (PLF) pour 2018.

la réforme de la taxe d’habitation débutera par une première baisse de 30% en 2018, puis de 65% en 2019 et 100% en 2020 pour les ménages concernés. Cela représentera un coût de 3 milliards d’euros l’an prochain, puis 6,6 milliards d’euros, et 10,1 milliards en 2020.

Le groupe GDR a voté contre cet article 3. 
Extraits de l’intervention de Marie-George Buffet :
"Tout le monde, sur les bancs de cette assemblée, reconnaît que la taxe d’habitation est profondément injuste, mais vous n’allez pas jusqu’au bout de la démarche, puisque vous ne la supprimez pas : vous essayez simplement d’en corriger les effets, sans engager immédiatement une véritable réforme de la fiscalité locale.
Vous parlez de pouvoir d’achat, mais vous commencez par augmenter la CSG pour aller, je le pense, vers une fiscalisation de protection sociale, avec toutes les conséquences que cela comporte pour les droits des hommes et des femmes de notre pays.
Si vous voulez augmenter le pouvoir d’achat, des pistes beaucoup plus simples existent : vous pouvez jouer sur la TVA, qui est également un impôt très injuste et qui frappe notamment les couches populaires, et inciter le patronat à augmenter les salaires – ce qui est, bien sûr, contraire à l’esprit de votre réforme du code du travail. C’étaient là pourtant de vraies solutions...."

15/10/2017

LA MÉMOIRE A L'ORDRE DU JOUR DU DERNIER CONSEIL MUNICIPAL

Sept salles de classe de l’école en construction rue Gornet-Boivin et neufs classes de l’école élémentaire Gambetta porteront le nom de fusillés romillons de la seconde guerre mondiale à Montgueux et Creney.

Pour l’école rue Gornet Boivin, il s’agira d’honorer Robert Chauve, Lucien Guichard, Raymond Legendre, Jean Pierrard, Hubert Prillieux, Roland Vaudez, Georges Vincent. Concernant l’école élémentaire Gambetta, les classes porteront les noms de André Ben Hamed, André Chouard, Jean Darce, Bernard Grimmer, Marc Guignard, Jean Laloy, Louis Valli, Jean Alba, Fernand Romanens.

Au nom du groupe communiste et partenaires, Pierre Mathieu a fait la déclaration suivante :
Notre vote favorable va enfin rétablir une réelle reconnaissance, combler un vide.« Des enfants de Romilly sont morts sous les balles nazies à Montgueux en 1942 et 1944, puis 15 résistants, arrêtés après l’attaque du maquis de Rigny-la-Nonneuse, ont été fusillés à Creney, après un internement à Troyes, le 22/8/1944. Il nous semble utile de rappeler que cette nouvelle sonna comme un anéantissement pour la population de notre ville. Ses enfants sont morts sur le chemin de la victoire qu’ils n’ont jamais connue, répondant à l’appel de leur conscience, morts pour la France des libertés, des droits de l’homme, de la justice, de l’égalité et de la fraternité. Il reste la nécessité de faire connaître cette période et espérons que ces dénominations de salles de classes seront le point de départ pour d’autres actions afin de connaître l’histoire de Romilly, notre ville.

06/10/2017

LES DÉPUTES COMMUNISTES NE LAISSERONT PAS DÉTRUIRE LA SÉCURITÉ SOCIALE SOLIDAIRE

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dévoilé, le 28 septembre dernier, le projet de budget 2018 pour la Sécurité sociale.

Ce budget, placé sous le sceau de l’austérité, constituerait l’acte I d’un démantèlement de notre système de Sécurité sociale. L’abandon progressif du financement par la cotisation sociale au profit d’une hausse de la CSG marque l’ambition de mettre fin à notre modèle social solidaire et collectif.
Obnubilé par sa volonté de compression et de privatisation des dépenses de santé utiles, le gouvernement prévoit également 4,2 milliards d’euros d’économies sur l’Assurance Maladie, au détriment de la réponse aux besoins de santé de nos concitoyens. Nos hôpitaux, déjà exsangues, seront quant à eux mis à contribution à hauteur de 1,5 milliard d’euros après des coupes budgétaires sans précédent ces trois dernières années.

Ce n’est pourtant pas l’argent qui manque pour rétablir les comptes sociaux. Plutôt que d’augmenter injustement le forfait hospitalier, interrogeons-nous sur les 44,5 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales liées aux politiques de baisse du prétendu "coût du travail". Les députés communistes combattront ces orientations qui ne feront que renforcer la fracture sanitaire et sociale. Nous ne laisserons pas détruire la Sécurité sociale solidaire.

04/10/2017

RÉGION GRAND EST : LA DROITE FAIT LE MENAGE


C’est devant un parterre de journalistes et d’élus de droite que Philippe Richert a annoncé le 30 septembre sa démission de la présidence du Conseil régional du Grand Est.

L’information, qui circulait depuis plusieurs semaines, n’a donc surpris personne. En revanche, c’est toujours un grand flou qui entoure les raisons de cette décision de celui qui préside également l’association des régions de France. Il ne fait de mystère pour personne que les élus alsaciens de droite étaient à la manœuvre depuis plusieurs mois pour exiger que l’ancienne région d’Alsace retrouve ses frontières d’avant la fusion et quitte le Grand Est. Cette posture a-t-elle joué dans la décision de Philippe Richert ?

Les rivalités à droite étaient-elles si fortes qu’elles ont contraint le président de jeter l’éponge ?
Depuis les élections régionales de fin 2015, rien n’a véritablement bougé dans la région Grand Est. La majorité de droite s’est contentée de gérer les affaires courantes. Même si l’exécutif régional s’en défend, la politique régionale s’est concentrée sur les grandes agglomérations de Strasbourg ou Metz. Il convient de reconnaitre que le contexte est difficile pour les collectivités. La suppression de la taxe d’habitation ou l’annonce de la part de l’Etat d’une nouvelle coupe sombre de 450 millions d’euros dans le budget des régions ont certainement pesé dans la décision de Philippe Richert. Devant ces difficultés, une instabilité politique n’est pas le meilleur moyen de résister. D’ici le 20 octobre, date ou le conseil régional élira son (sa) nouveau président, la droite va certainement se déchirer pour obtenir des places.

Les 5,5 millions d’habitants du Grand Est attendent une lisibilité plus grande dans la politique que compte appliquer la majorité régionale. Développement économique, transports, lycées, formation… Il est urgent de mettre en œuvre une politique qui prenne en compte les besoins des territoires.